Comment soigner le syndrome du Not Invented Here ?

Dans son ouvrage Innovation2 paru en avril 2026, Paul-François Fournier, directeur général innovation de Bpifrance, plaide pour que les grands groupes allouent 20% des budgets de leur R&D vers les start-ups sous forme de partenariats, acquisitions et prises de participation. Il part du fait que les start-ups représentent désormais plus de 20 % de la R&D réalisée en France, deux fois plus qu’il y a 10 ans. Le secteur de la biotech est un modèle à suivre : La symbiose y a pris le pas sur un face-à-face souvent peu efficace, en particulier en France.

Si Paul-François Fournier prescrit la médecine forte « par le haut », c’est peut-être qu’il a observé la réticence structurelle des grandes entreprises à engager des collaborations d’innovation avec les startups.

Ne serait-ce pas à cause du syndrome du Not Invented Here (NIH) ?

Le syndrome NIH consiste à sous-estimer les idées venues de l’extérieur. Il n’épargne aucun pays sur terre, et sévit dans les organisations qui développent beaucoup en interne, disposent de routines techniques fortes, ou protègent un capital d’expertise perçu comme distinctif.

Cet article liste tous les effets négatifs du NIH. C’est difficile de conjurer ce mal, car les causes en sont multiples et variées. Le traitement peut être soit homéopathique, au niveau du management des équipes Recherche – Développement – Innovation, soit de type « remède de cheval », au niveau de la direction générale.

Les entreprises disposent de nombreux leviers activables à chaque niveau. Les startups et fournisseurs innovants, par leur habileté manœuvrière, peuvent aussi faire bouger les lignes.


Pour savoir comment, lisez l’article complet en PDF.

Geoffroy de Grandmaison
GdeG Consulting

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